Alimentation équine

5 erreurs dans lesquelles je suis tombée

Hippomets

Je ne suis pas nutritionniste, mais comme beaucoup de propriétaires, j’ai fait mes propres erreurs en voulant bien faire. Depuis 2016, que je gère ma pension Au Paradis du Vieux Sabot, j’ai eu le temps d’expérimenter… et parfois de me tromper. Ces erreurs m’ont coûté cher, autant financièrement que pour la santé de mes chevaux. Mais elles m’ont aussi permis d’apprendre énormément.
C’est d’ailleurs en vivant ces galères que j’ai fini par créer Hippo’Mets avec l’aide de Sabrina Peyrille, nutritionniste équin.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous 5 pièges dans lesquels je suis tombée, pour que vous n’ayez pas à y passer aussi.


1. Croire qu’un aliment “sans céréales” suffisait forcément

Pendant longtemps, j’ai utilisé un aliment venu d’Angleterre. Il était sans céréales, ce qui me semblait déjà une évidence… mais il était trop pauvre. Résultat : pour compenser, je me retrouvais avec cinq poubelles noires de 60 L pleines de compléments divers. Ça me coûtait une fortune et je passais mon temps à jongler entre les rations.
✅ Ce que j’ai appris : un aliment sans céréales, c’est la base. Mais il doit aussi être suffisamment riche et équilibré pour répondre aux besoins du cheval.


2. Vouloir tout régler avec des “poudres miracles”

Je pensais qu’à chaque problème correspondait son complément : huile pour l’énergie, poudre pour les sabots, granulés pour le poil, etc. J’empilais les produits en espérant “trouver la solution”, mais sans vraie cohérence.
✅ Ce que j’ai appris : on ne résout pas tout avec une nouvelle poudre. La vraie base, c’est une ration claire et cohérente.


3. Négliger l’importance du fourrage

Je passais beaucoup de temps à réfléchir au contenu de la ration… et pas assez à la qualité du foin. Pourtant, c’est 70 % de la ration ! La plupart des agriculteurs font du foin pour les bovins, ovins ou caprins, sans toujours se poser la question des plantes toxiques, de la période de coupe ou encore de la façon dont il est pressé. Pour les chevaux, tous ces détails comptent énormément. Un foin pauvre ou poussiéreux, c’est la porte ouverte aux carences et aux problèmes respiratoires.
✅ Ce que j’ai appris : l’aliment ne remplace jamais un bon foin. C’est la base, le reste vient en complément.


4. Penser qu’un aliment fait tout, tout seul

J’ai cru qu’il suffisait de trouver “le bon aliment” et que tout irait bien. Mais l’alimentation n’est qu’une partie de l’équation : le mode de vie, le foin, l’accès aux copains et le mouvement jouent un rôle énorme.

J’en ai un exemple concret avec Lucky, atteint de piroplasmose theileria. Malgré une grosse ration d’Hippo’Mets (plus pleins de choses avec!), du foin à volonté, un troupeau équilibré et de l’espace pour marcher, il n’arrive pas à reprendre de l’état. Ce n’est pas l’aliment le problème, mais sa maladie.

✅ Ce que j’ai appris : même avec une bonne alimentation, certains chevaux ont des pathologies qui nécessitent un suivi vétérinaire particulier. L’alimentation est importante, mais elle ne fait pas de miracles.


5. Penser que “plus, c’est mieux”

Je me disais : “un peu plus d’huile, un peu plus de minéraux, ça ne peut pas faire de mal”… En fait, si. Trop d’énergie ou trop de minéraux créent d’autres déséquilibres.
✅ Ce que j’ai appris : il vaut mieux respecter les doses et observer son cheval. Ce sont eux qui nous disent si la ration leur convient.


Conclusion

Ces erreurs, je les ai faites moi-même, et elles m’ont beaucoup appris. C’est en cherchant une solution simple, transparente et adaptée à mes chevaux que j’ai décidé de créer Hippo’Mets, avec une vraie professionnelle à mes côtés.

Aujourd’hui, je n’ai plus cinq poubelles dans mon labo mais un big bag d’Hippo’Mets qui répond aux besoins de mon troupeau… et, je l’espère, aux vôtres 💚


Et vous, quels pièges avez-vous rencontrés en alimentant vos chevaux ? Venez me le raconter en commentaire ou en message, je suis sûre qu’on a tous une anecdote à partager.

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